L'écrivain
Les contes et nouvelles

Les contes
“ Je n’approuve pas du tout Rousseau de vouloir supprimer le merveilleux, sous prétexte de mensonge. La raison et l’incrédulité viennent bien assez vite d’elles-mêmes ”
George Sand, Histoire de ma vie, t. I, p. 533

“ Il n’existe point de littérature à l’usage des petits enfants ”
George Sand, Histoire de ma vie, t. I, p. 531

George Sand commença à combler ce manque qu’elle dénonçait dans Histoire de ma vie, en écrivant en 1837, un conte pour Solange : Le Roi des neiges. Puis en 1850, l’Histoire du véritable Gribouille, pour la fille d’Alphonse Fleury. Elle continua avec La Fée qui court en 1859 et La Coupe en 1865. Mais c’est plus tard, pour ses deux petites-filles, Aurore et Gabrielle, qu’elle écrira Les Contes d’une grand-mère. Au nombre de treize, ils vont au-delà du simple divertissement.
“ Ces contes ont deux niveaux de lecture : celui du merveilleux poétique attaché au monde de l’enfance et celui des interrogations existentielles que sont la vie, la mort, Dieu et le moi. ”
Bertrand Tillier ABCdaire p. 52

Les nouvelles
Le succès d’Indiana amena la Revue de Paris à demander des nouvelles à George Sand. Elle donna donc successivement Melchior et La Marquise. Puis en 1833, à La Revue des Deux Mondes avec qui elle venait de signer, Aldo le rimeur et Métella. Elle participa aussi à des volumes collectifs. Pour les Soirées littéraires de Paris, elle écrivit Le Toast, pour Le Salmigondis, Cora, pour Heures du soir, Une vieille histoire. Avec le temps et la publication des romans en feuilletons, les nouvelles se firent rares, mais plusieurs de ses romans, dont Consuelo, en ont une pour origine.