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L'écrivain

Avec Pierre Leroux et Louis Viardot elle fonde en 1841 La Revue indépendante. Elle donne son roman Horace au premier numéro de cette nouvelle revue à laquelle elle offrira également Consuelo.
En 1843, elle mène une active campagne de presse en faveur de Fanchette, une adolescente handicapée mentale qui avait été abandonnée dans un lieu inhabité et violée par des vagabonds.
En 1844, elle fonde avec ses amis berrichons L'Éclaireur (journal des départements de l'Indre, du Cher et de la Creuse). Malgré des divergences idéologiques avec ses amis, elle soutient ce journal d'opposition de tout son poids.
Son activité journalistique va s'amplifier en 1848 avec sa participation aux Bulletins de la République et la création d'une feuille éphémère, La Cause du Peuple, qui ne connut que trois numéros. On lui reprochera beaucoup le n° 16 des Bulletins de la République où elle appelait le peuple à l’insurrection si les élections n'étaient pas favorables aux républicains. L'échec de la gauche républicaine et surtout la sanglante répression des journées de juin 48 vont, de fait, marquer la fin de sa carrière de journaliste. Retirée à Nohant, elle donnera encore treize articles à La Vraie République. Puis, avec le rétablissement de la censure en juin 1849, la presse étant désormais muselée, George Sand se taira.
Dans une lettre à Edmond Plauchut datée du 24 septembre 1848, elle écrit :
Vous me demandez dans quel journal j'écris, je n'écris nulle part en ce moment du moins, je ne puis dire ma pensée sous l'état de siège. Il faudrait faire, aux prétendues réussites du temps, des concessions dont je ne me sens pas capable. Et puis, mon âme a été brisée, découragée pendant quelques temps. Elle est encore malade et je dois attendre qu'elle soit guérie. ”
“ La douleur rend muet, l'indignation serait la seule corde vivante du cur, mais la presse est bâillonnée, et je n'ai pas l'art de ne dire que la moitié de mon sentiment. ”
“ Il ne m'est pas possible d'écrire dans les journaux le moindre article d'enseignement dans ce moment-ci. Je ne peux plier mon opinion à la forme que nécessite la persécution. Je sais qu'il le faudrait et que d'autres le peuvent. Mais c'est toute une science. C'est la science du journalisme et je ne l'ai pas, et je ne suis plus d'âge à rien apprendre. ”
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| La Cause du Peuple n°1 et 2 : articles revus et annotés par George Sand © BnF Manuscrits, NaF 16989, f. 179 et 180 |
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