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Alfred de Musset, portrait attribué à Eugène Delacroix ou à Maurice Sand, peinture vers 1850. Domaine de Nohant-Vicq © Centre des monuments nationaux, Paris |
| 1810-1857 |
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Né à Paris, dans une famille d'aristocrates désargentés et cultivés, Musset, dont le père
était fonctionnaire au ministère de la Guerre, fut un enfant fragile et extrêmement gâté par ses parents et son frère Paul. Il entama
des études de droit, puis de médecine, essaya la musique, puis le dessin et la peinture, écrivit des poèmes. Jeune dandy précoce
et brillant, il entra en 1828 dans le Cénacle de Charles Nodier. Écrivain consacré dès 1829, avec ses Contes d’Espagne et d’Italie,
il donna à l’art dramatique une contribution durable avec une uvre originale et toujours actuelle, dans laquelle il mettait en scène
sa personnalité duelle. Son théâtre déconcerta ses contemporains – Les Caprices de Marianne ; Fantasio ; Lorenzaccio ; Le Chandelier ;
Il ne faut jurer de rien ; On ne badine pas avec l’amour ; Un Caprice – Sa douloureuse histoire d’amour avec George Sand fut transposée
dans La Confession d’un enfant du siècle (1836) et inspira les Nuits (poèmes). L’histoire de leur passion pourrait remplir une bibliothèque..
“ J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu et non pas un être
factice créé par mon orgueil et mon ennui. ”
Lettre de George Sand à Alfred de Musset, Venise, 12 mai 1834, Correspondance, t ;II, p. 589
Musset restituera cette phrase presque intacte, par la voix de Perdican, dans On ne badine pas avec l’amour (1834) (II scV).
Cette liaison qui avait duré moins de deux ans fit couler beaucoup d’encre. En écrivant Elle et lui (1859) George Sand suscita une
réponse de Paul de Musset qui publia aussitôt Lui et elle. Puis de Louise Colet, maîtresse tardive de Musset, qui donna sa version avec Lui (1860).
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