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Reproduction d'un portrait de Chopin par George Sand. Musée d’Orsay © RMN |
| 1810-1849 |
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Né en Pologne à cinquante kilomètres de Varsovie, d’un père français, professeur au lycée de Varsovie,
et d’une mère polonaise d’origine modeste. Il commença ses études de piano à l’âge de sept ans. Enfant prodige, il fut adulé des princes et des comtesses ;
il le fut sa vie durant. Il quitta Varsovie en 1830, avant l’insurrection, et n’y retourna jamais. Après être passé par Prague et Vienne, il arriva à vingt
et un ans à Paris en septembre 1831, où il se produisit dans plusieurs concerts qui fondèrent sa réputation. Il commença parallèlement une carrière de professeur,
et les salons se l’arrachèrent. Il se considérait fiancé à une jeune et riche héritière, Maria Wodzinska, mais celle-ci rompit leurs fiançailles l’année où Chopin
fut victime des premières manifestations de la tuberculose. C’est dans le salon de Marie d’Agoult à l’hôtel de France, que George Sand fit sa connaissance en 1836,
mais leur liaison ne commença qu’en 1838. Chopin était indécis et Sand voulait connaître la nature de son engagement avec Maria Wodzinska avant de poursuivre cette
relation.
“ Je demande à savoir laquelle de nous deux il faut qu’il oublie ou abandonne pour son repos, pour son bonheur, pour sa vie enfin, qui me paraît
trop chancelante et trop frêle pour résister à de grandes douleurs. Je ne veux point faire le rôle du mauvais ange. ”
George Sand à Grzymala, mai 1838, Correspondance, t. IV, p. 429
Après leur séparation en 1847, ils se revirent une dernière fois, rue de la Ville-l’Évêque, dans l’escalier de l’immeuble où habitait Charlotte Marliani. Il lui annonça
qu’elle était grand-mère.
“ Je le revis un instant en mars 1848. Je serrai sa main tremblante et glacée. Je voulus lui parler, il s’échappa. C’était à mon tour de dire qu’il ne m’aimait plus. ”
George Sand, Histoire de ma vie, t. II, p. 448
Il mourut le 17 octobre 1849.
Deux ans plus tard, Alexandre Dumas fils découvrit chez des amis, à la frontière russo-polonaise, les lettres de George Sand à Frédéric Chopin. Elles avaient été ramenées de Paris et déposées dans
cette maison par la sur de Chopin. Dumas les rapporta à Sand, qui les détruisit probablement, car elles ont disparu.
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