Casimir Dudevant (1795-1871)
Portrait de Maurice Sand par Thomas Couture, dessin vers 1848. Musée de la Vie romantique
© PMVP
1823-1889

Né à Paris le 30 juin 1823 à l’hôtel de Florence, il vécut dans une relation fusionnelle avec sa mère et dans la dépendance de celle-ci jusqu’à sa mort. Maurice Sand était réellement doué pour le dessin, la peinture et l’art scénique, mais écrasé par une mère trop célèbre et trop aimée, il ne s’imposa dans aucune branche. Il épousa à quarante ans, le 17 mai 1862, Lina Calamatta, de vingt ans sa cadette. Leur premier enfant, François, Marc-Antoine, mourut à l’âge de un an. Ils eurent ensuite deux filles, Aurore et Gabrielle, décédées sans postérité. Effondré par la mort de sa mère, il s’installa à Paris après avoir rageusement détruit les plus beaux arbres du parc de Nohant.
À dix ans, il était entré comme pensionnaire au collège Henri IV. Son père souhaitait pour lui une éducation virile.

“ Il est des enfants dont le caractère est antipathique à cette règle miliaire des lycées, à cette brutalité de la discipline, […] mon pauvre Maurice était né artiste, il en avait tous les goûts, il en avait pris avec moi toutes les habitudes. […] Je crus que j’allais mourir. C’était la première fois que je voyais Maurice malheureux, et je voulais le remmener. Mon mari fut plus ferme et eut certes toutes les bonnes raisons de son côté. ”
George Sand, Histoire de ma vie, t. II, p. 177

Quand elle était à Nohant, George Sand mobilisait ses amis parisiens et sa mère, pour s’occuper de Maurice et le faire sortir du collège. Il y resta jusqu’en 1837, année où, après la séparation officielle de ses parents, il tomba sérieusement malade. Il souffrait d’une arythmie cardiaque qui tenait à des causes psychologiques. Il n’avait jamais supporté le régime du collège, ni probablement les injures que ses camarades proféraient contre sa trop célèbre mère. Casimir se laissa convaincre par les médecins et accepta finalement que Maurice rejoigne sa mère à Nohant. Après la mort de Manceau, Sand écrivait dans l’agenda :
" Mon fils est mon âme même. "