La famille
Le mariage1 2

Au printemps 1822, Sophie-Victoire la conduisit au Plessis-Picard chez des amis, James et Angèle Roëttiers. Installée là pour une semaine elle y resta cinq mois. James Roëttiers, qui connaissait l’histoire de la famille, avait tout de suite compris les raisons de la tristesse silencieuse d’Aurore. Il réussit à convaincre Sophie-Victoire de la lui confier. C’est au Plessis-Picard qu’elle fit la connaissance de Casimir Dudevant. Leur relation était joyeuse et amicale. Il lui demanda sa main.
" Cela n’est peut-être pas conforme aux usages, mais je ne veux obtenir le premier consentement que de vous seule, en toute liberté d’esprit."
George Sand Histoire de ma vie, t. II, p. 27

Cette conduite lui plut.
"Je trouvais de la sincérité dans ses paroles et dans toute sa manière d’être. Il ne me parlait point d’amour et s’avouait peu disposé à la passion subite, à l’enthousiasme, et, dans tous les cas, inhabile à l’exprimer d’une manière séduisante. Il parlait d’une amitié à toute épreuve."
George Sand Histoire de ma vie, t. II, p. 27

Sophie-Victoire, fut déçue par l’aspect physique de son futur gendre mais séduite par les cheveux argent et la distinction de son père, le baron Jean-François Dudevant. Elle fit rompre plusieurs fois le mariage, sous divers prétextes. Il eut finalement lieu le 17 septembre 1822. Le 5 octobre elle rendait ses comptes de tutelle à Casimir Dudevant. Il serait désormais le tuteur de sa femme.

Monsieur et Madame Casimir Dudevant
esquisse par François Biard, 1849 © Musée
George Sand de La Châtre / Lancosme Multimédia